PROMOTION : Du Rouge au Tricolore + Du communisme et des communistes en Belgique

Nous vous offrons la possibilité d’acquérir la réédition du livre de José Gotovitch Du Rouge au Tricolore. Les Communistes belges de 1939 à 1944. Un aspect de l’histoire de la Résistance en Belgique (740 pages), 2018, ainsi que le précédent ouvrage de l’auteur Du communisme et des communistes en Belgique. Approches critiques (436 pages), 2012 - le tout au prix de 30€ (frais de port non compris).
Retrouvez toutes les informations relatives à ces ouvrages ci-dessous.

Du Rouge au Tricolore. Les Communistes belges de 1939 à 1944. Un aspect de l’histoire de la Résistance en Belgique

Divers blocages ont freiné l’élaboration d’une histoire de la Résistance en Belgique, élément pourtant essentiel de la période d’occupation nazie. Un retard jamais comblé dans l’approche scientifique de la période, écartée pendant des années par le mépris porté envers l’histoire du temps présent, écrasée par le silence prolongé sur la question royale inséparable de l’étude de la guerre, mais aussi diabolisée par la place essentielle que joua le Parti communiste dans la construction de cette résistance.

Par ailleurs, l’histoire « héroïque » produite par la résistance elle-même ainsi que la gangue et les occultations dans lesquelles l’historiographie communiste officielle avait enfermé le récit de la période fermaient tout autant une approche décomplexée.

Le travail de José Gotovitch est le fruit d’un très long travail d’investigation, mené dans les archives enfin accessibles de l’Internationale communiste à Moscou, l’ouverture totale de celles du Parti communiste de Belgique, et d’une longue quête de témoignages et d’archives auprès de 300 acteurs de la période. Prenant appui sur le cas bruxellois, il dresse un tableau d’ensemble qui explicite et met en scène la politique et l’action des communistes en Belgique occupée, l’insérant aussi dans son contexte international.

Partant des textes – journaux clandestins, directives et rapports internes – nombreux mais insuffisants pour reproduire la réalité, Du Rouge au Tricolore part du terrain, des militants eux-mêmes, et remonte vers les structures et les principes pour en présenter l’action effective, les difficultés, les héroïsmes souvent muets, les drames et les joies, sans oublier jamais le terreau sur lequel a cheminé le refus de l’Ordre Nouveau, c’est-à-dire l’ordre nazi.

En chemin, il fait justice des versions stéréotypées, oscillant au gré des modes historiographiques et politiques, bâtissant son récit sur une approche scientifique, couronnée d’ailleurs par l’Université et l’Académie Royale de Belgique. A travers cette rigueur, percent cependant le courage, l’enthousiasme mais aussi les douleurs et déceptions de ce qui constitue une épopée du XXème siècle.

Cette nouvelle édition reprend, corrigée, celle parue en 1992, mais y précise et développe largement les 250 notices biographiques qui clôturent le volume.

Annie Kriegel (1926 – 1995), Historienne du communisme, Professeur de sociologie politique à Nanterre
(Paris, le 26 décembre 1988)

... Et nous n’avons rien de comparable dans la production historique française en ce qui concerne le sujet dont vous traitez et pour la période que vous retenez. Rien de comparable : l’ampleur des dépouillements exhaustifs et minutieux auxquels vous vous êtes astreints dans des fonds et archives très dispersés ; la rigueur, la probité, la délicatesse aussi avec lesquelles vous avez tenu à résoudre des points de fait très embrouillés et complexes ; la solidité et la finesse de vos éclairages, interprétations et conclusions – tout m’a été objet d’admiration, de réflexion, d’approbation…

 
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Interview de José Gotovitch par Anne Morelli

 

Du communisme et des communistes en Belgique. Approches critiques

Les communistes en Belgique ont joué, jusqu’en 1989, un rôle intermittent mais continu, paru leur action positive, mais aussi par la pression virtuelle que leur existence induisait tant au sein de l’appareil d’État que chez leur "plus proche ennemi", la social-démocratie.
Bien entendu, cette persistance doit beaucoup à leur nature représentative d’un mouvement mondial et au soutien d’une direction internationale incarnée successivement par la IIIE Internationale et l’URSS.
Mais il ne manqua jamais de militants qui engagèrent leur vie dans ce chemin sans valorisation autre que leurs convictions, sans récompenses autres qu’une mise en danger de leur avenir, de leur bien-être, de leurs proches, et parfois de leur vie.
Comprendre ce qui pouvait les motiver, comprendre la force de cet engagement, malgré tout, à travers tout, a constitué l’un des moteurs de des recherches de José Gotovitch sur le communisme belge et principalement sur les communistes.

Extrait de la préface, par Pieter Lagrou
"Et pourtant José Gotovitch nous propose un ensemble caléidoscopique d’études du communisme et des communistes en Belgique qui montre à quel point ce parti est un objet fascinant. Transnational par excellence, pour commencer. La question que les partis politiques européens se posent depuis une bonne décennie – comment séduire un électorat immigré ? – fut en quelque sorte constitutive du PCB, tout au long de son histoire. Que la propagande anticommuniste ait pu le dénoncer comme « le parti de l’étranger » indique à quel point les partis traditionnels étaient imprégnés de xénophobie et incapables d’intégrer une citoyenneté plurielle. Les parcours biographiques extraordinaires, dont ce livre brosse le tableau, montrent que le cosmopolitisme fut une réalité politiquement marginale à l’ère de la « tyrannie du national », mais qu’elle n’en fut pas pour autant socialement insignifiante . Ensuite la marginalité choisie du PCB ne se prête guère à une histoire institutionnelle. Si les élites communistes et un appareil de parti ont bel et bien existé, la multiplication des angles d’approche adoptés par l’auteur permet de pratiquer un jeu d’échelle – du Komintern à la politique municipale, de la présence dans les usines aux cellules syndicales, du milieu médicale au théâtre populaire. José Gotovitch place en effet au cœur de son analyse du PCB le décalage entre l’émission et la réception d’un message politique. Son constat est sans compromis."

Extrait de l’article Les chemins des internationalistes par Jean-Marie Chauvier, paru dans Le Monde Diplomatique, avril 2013.
"(...) José Gotovitch, signe par ailleurs un livre touffu d’analyses et de portraits de communistes belges, dont ceux de Marcelle Leroy, militante féministe et franc-maçonne, et de Marc Willems, ex-dirigeant du parti envoyé au goulag en 1937 alors qu’il vivait en URSS. En défricheur de terres vierges, Gotovitch explore les relations entre le Komintern (l’Internationale communiste) et les "partis frères", le syndicalisme révolutionnaire de l’entre-deux-guerres, la clandestinité sous l’Occupation, les relations compliquées entre les socialistes (confrontés à la trahison de leur président*) et le Parti communiste belge (PCB). Celui-ci fut l’initiateur de la principale organisation de résistance populaire, le Front de l’indépendance (FI), pluraliste, de son Armée belge des partisans (les PA "partisans armés"), de ses Comités de lutte syndicale (CLS) et de son Comité de défense de Juifs...

* Lors de l’invasion allemande, en mai 1940, Henri De Man, président du Parti ouvrier belge (POB), se rallie à l’occupant. Il dissout le POB et crée le syndicat unique pro-nazi, l’Union des travailleurs manuels et intellectuels (UTMI)."

 
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Article de JM Chauvier, paru dans Le Monde Diplomatique (pdf)
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L’auteur

Né en 1940, José Gotovitch est Docteur en Histoire de l’Université Libre de Bruxelles. Il y a enseigné l’histoire contemporaine de 1988 à 2005. Chercheur au Centre de recherches et d’études historiques de la Seconde Guerre mondiale (actuellement CEGES) depuis 1967, il en fut Directeur de 1989 à 2005. En 1971, il publie avec Jules Gérard Libois, L’an 40. La Belgique occupée, ouvrage qui marque le tournant décisif dans l’étude scientifique de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. Il est l’auteur d’une centaine de contributions portant sur l’entre-deux-guerres, le mouvement flamand, la guerre civile en Espagne, la Résistance et la Déportation, le gouvernement de Londres, la Question royale, les Tsiganes, le Parti socialiste. Il est l’éditeur des Documents diplomatiques belges 1941-1944. Il a particulièrement étudié l’histoire du parti communiste en faisant œuvre pionnière d’investigation dans les archives de l’Internationale communiste à Moscou, dont il a contribué à ramener copie en Belgique. Il a créé et dirigé de 1989 à 2005 le Centre d’histoire et de sociologie du Communisme à l’Institut de sociologie de l’ULB. Il a été professeur invité à Paris X (Nanterre) et à Sciences Po.
Il fut l’un des premiers en Belgique à intégrer l’histoire orale dans sa pratique scientifique.
Il a été conseiller historique de nombreuses séries-phares de la RTBF, dont 1914-1918 (1967), les Télémémoires (1967-1968), Les dossiers de l’Après-guerre (1973), L’Ordre Nouveau (1984), La collaboration (1985-1986), La guerre civile d’Espagne (1986), Jours de Guerre (1990-1995).
Membre émérite de l’Académie Royale de Belgique, il est aujourd’hui Directeur scientifique du Centre des Archives du Communisme en Belgique (CArCoB).

  • Auteur : José Gotovitch
  • Editeur : Bruxelles : éditions du CArCoB ; Bruxelles : éditions Aden (publié avec le concours du CArCoB)
  • Date parution : 2018 et 2012
  • Nombre de pages : 740 et 436
  • Prix : 30,00 EUR (Frais de port non compris)
  • Référence : 978-2-87188-013-4 et 978-2-80592-024-0

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